POEMES INEDITS DE CHANTAL DUPUY-DUNIER
L’odeur du feu de bois
imprègne nos vêtements et nos cheveux.
Nous portons Encreux sur nos épaules,
sa terre lourde.
L’ancienne maison a pénétré nos pores,
le village est tatoué sur notre peau.
Mes mots sentent le chêne, le hêtre,
parfois le cerisier.
* * *
L’hiver baisse la garde.
Convulsions des dernières glaces.
Les rivières sont grosses.
Des lézards réveillent les pierres.
Quelque chose amorce un retour
que les poètes ont trop chanté.
* * *
Autrefois,
dans nos villages de montagne,
lorsque fondait la neige,
on descendait les morts des toits
pour les porter au cimetière.
CHANTAL DUPUY-DUNIER
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