POEMES DE CHRISTIAN FUHRMANN
je plie l’aube
entre
mes doigts
les membres
lovés
contre les mailles
de la tapisserie
encore un mur
à combattre
sur l’axe tremblotant
de mon crâne
je suis l’acrobate du sommeil
__________
je fixe
de plus en plus loin
perdu sur le versant
une trace
subitement le vertige si près
l’araignée stagne
sur la pierraille
l’équerre de mes jambes
en bas
cicatrise les creux humides
je m’obstine contre ce géant
rafale sur rafale
il m’agrandit
CHRISTIAN FUHRMANN
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