POÈME
Il y a les vagues les lumières
les phosphorescences
Il y a le doigt posé sur la carte
l'impression de déjà vu
Il y a les blessures qui s'ouvrent
Il y a les traces sur le sable
les pas
Il y a les verres sur la table
et les assiettes
Il y a les couverts l'ébauche
d'un rêve
Il y a le repas qui doit commencer
mais qui ne commencera pas
Il y a les convives qu'on n'attendra
pas
Il y a les souvenirs le soleil
la mer
La chambre d'hôtel vide plongée
dans une guerre de l'intime
FÉVRIER 2012
ERIC DUBOIS
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