POEME
un sentiment violent envahit mes poumons
une obscure nécessité de se mettre à la place de l'arbre
qui m'oxygène le cerveau
un mouvement d'empathie une fraternelle complicité
un besoin coercitif de défaire mon image
qui revient de l'impossible de la descente vertigineuse
d'une partie perdue de soi ?
et l'arbre me fixe du regard
et ne cesse d'occuper mes espaces
de brûler mes douleurs et mes joies
l'illusion d'un instant
et conditionne ma réalité sensible
Novembre-Décembre 1996
ERIC DUBOIS
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