POEME
A Charles Dobzynski
Nous participons de l'ivresse des jours et du tumulte des musiques. Nous appartenons à la symphonie du désordre et à l'opéra du monde. Nous nous livrons au chant des sirènes et aux accords des musiciens fatigués.
Ecrire les mots, écrire la ponctuation du hasard, écrire le silence des mots...
Il vente un vent des profondeurs. Il vente la pluie, l'absence de soleil, le vent des visages, le vent des bouches, la brise des expressions figées.
Il vente des mots dans le jour abstrait.
Ecrire l'oubli, écrire l'effacement, écrire les jours et leur sillage blanc...
Juin 2013
ERIC DUBOIS
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